Everyone will suffer without us

09 mai 2010

Nina acte III : Nina n'ose plus ...

Nina nie sa vie cette nuit

 

N'en pouvant plus de céder

 

Aux jumelles meurtrières de celle-ci

 

Lasse de se heurter hier au malsain

 

Aujourd'hui elle s'est décidée

 

S'est dessinée un avenir tout tracé

 

Assise sous l'ombre feutrée d'un saule

 

Elle pleure sans larmes

 

Ne s'alarme des bruits étouffants

 

De la lame qui la taillade

 

Par à coup

 

Se pare des coups de sang

 

Sépare son corps de son âme

 

Sa respiration se fait rare

 

Silencieuse et timide

 

Telle la Mort s'approchant d'elle

 

Elle ne cesse de s'assécher

 

De se répandre à même le sol

 

Sa vie s'écoule s'éloigne plus

 

A chaque goutte frappant à terre

 

Dans un rythme régulier

 

L'éclaboussant à peine

 

La pénétrant sans haine

 

Nina ferme les yeux

 

Expire une dernière fois

 

Et s'endort enfin

 

Saine heureuse et morte.

Posté par L_utopiste à 15:19 - Commentaires [2] - Permalien [#]


29 septembre 2009

Bob l'éponge bricoleuse !

Venez, venez mesdames et messieurs, personnes de tous âges,
Dispersez vous prêt de moi et écouter le voyage,
Venez, oyez, braves gens vous ne serez déçu,
Que je vous conte l'histoire d'un artiste peu reconnu.

C'était un homme, non plutôt une femme,
Disons un nain ! asexué évidemment,
Afin d'éviter tout scandale et tout blâme !
On dira qu'il se baladait gaiement,

Pour les aficionados des débuts heureux,
Il aperçut alors en haut d'une cime d'arbre,
Un fruit magnifique d'un vert des plus pulpeux,
Mais il fit pale mine car le fruit bien trop haut était inabordable.

On peut dire d'un fruit qu'il est pulpeux,
Au même cas d'une femme qui peut l'être aussi,
On peut également dire : « tiens ce fruit est délicieux !  »,
Oui je vous l'assure cela se dit !

Bref, il fit alors fi de sa taille petite,
Emprunta une échelle à Bob le nain de jardin,
Grimpa aussi haut qu'il pu au dessus des marguerite,
Et c'est  alors qu'il touchait au but, qu'il entendit quelqu'un :

«  Je suis Timmy le rat unijambiste et ce fruit tu ne touchera,
Retourne à ton jardin !
Cette branche est mon domaine et j'en suis le roi,
Va t'en petit sot de nain ! »

Le nain rétorqua donc sans emportement :
«  Sot je ne suis pas je le prouve à l'instant ! »
Il retire son lacet, en fait une tapette à rat,
Et envoie valser l'autre dans un profond coma.

La suite vous la connaissez,
Notre nain favori se maria à Bob le nain de jardin,
Et comme ensemble ils ne pu faire de bébé,
Ils adoptèrent un soldat de plomb qu'ils nommèrent Timmy, en mémoire à la mère de Bob...

Je pense que si tout le monde faisait comme moi on prendrait plus en considérations les rats de petites tailles de jardin, les nain unijambiste, les échelles pulpeuses, et les femmes inabordables.

N'oubliez pas de vous lavez les mains après avoir lu ça je vous rappel que le sida colo-réctale court toujours, il parcourt en ce moment la muraille de chine et va battre un record de course restez informé !!   

Je peux encore écrire ce que je veux de toute façon plus personne ne nous lit !

 

Posté par Pot de chambre à 02:00 - Commentaires [5] - Permalien [#]

26 septembre 2009

Le joueur d'échec et le vieu tourne-disque.

C'est l'histoire intrigante d'un grand joueur d'échec,
Qui jouait ses coups au son de la musique,
Ne pouvant réussir à crier maths et échec,
Sans fredonner les notes de son vieux tourne-disque.

 

Il était une espèce comme on n'en croise pas beaucoup,
Un pas de danse, une pirouette tout en bougeant un pion,
Il fallait le voir réussir avec minutie chaque coup,
Poussant la foule à la frénésie et à l'acclamation.

 

Mais un jour où, une pirouette de trop,
Il arrêta son fou mais pas sa course folle,
Il mis a sac l'échiquier, la foule alors dans un grand : "AH !" et "OH !",
Constatait le tourne-disque arrêté par le sol.

 

Le joueur d'échec perdu alors tout intérêt,
Enchainant les défaites et les coups dans le nez,
Toujours avec près de lui son tourne-disque cassé,
Comme pour lui rappelé les gloires du passé.

 

Posté par Pot de chambre à 17:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]

02 septembre 2009

Seuls

Nous sommes toujours seuls.

Le matin, au petit déjeuner, il n'y a pas un bruit, excepté le bruissement des oiseaux dans les arbres. Seul le bruit de la mastication semble réellement humain.

Nous sommes seuls dans le devenir. Sur un rocher au milieu d'un fleuve, nous contemplons le Léthée en plein soleil. Des ombres s'agitant au fond de l'eau, les mains qui se précipitent pour saisir des souvenirs qui sont déjà partis.

Dans toute cette histoire, il n'y a qu'un personnage constant. Il est seul à vouloir récupérer les âmes qui se sentent aussi seules.

"Dans ses bras, sortir, revenir, sans avoir peur de l'avenir"

La tête dans la rivière, on entend quelqu'un rire.

Mélancolie? Mais non! La vie continue, toujours plus prenante, toujours plus passionnante.

"J'ai souffert sans vous, mais maintenant je m'envole emporté par le courant: libre comme la pierre au fond de l'eau, qui voit le ciel bleu d'opale, et la vie aussi verte que le cristal."

La tête entre ses jambes, l'autre m'a plongé dans l'infini du ciel bleu, avec un petit rire "chatouillé" qui se traduit dans toutes les langues. Son corps est immense. Il est chaud et croquant comme le pain. Les miches montent et descendent. Elles se transforment, créent des personnages divers, attendant qu'une ultime se forme, puis se fige, pour nous donner un peu de stabilité dans "la mouvance des choses".

On a tous rêvé de la bonne dernière miche de pain frais, que l'on porte à la bouche.

Cette miche aussi, j'en met ma main à couper, qu'elle dira:

"Même à tes côtés, je me sens seule"

Mais elle se laissera "croquer à pleine dent"

Et ensemble, on se jetera dans la rivière

Comme si de rien n'était.

Posté par Jouet du destin à 00:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

21 avril 2009

Nina, Acte II : Nina se repose.

Et c'est depuis qu'elle se morfond

 

Songeant ci d'un puits sans fond

 

Et là d'un paradis isolé du monde

 

Nina est maintenant héroïne

 

Son visage se reflète dans la cuillère

 

Avant que la poudre s'y dépose délicatement

 

Tel le premier flocon de l'hiver

 

Puis s'ébouillantant Nina reste calmement

 

Assise devant ce spectacle mais impatiente

 

Elle aime assister au mélange de fluides

 

Elle jouit en voyant enfin son sang sortir

 

Puis s'écroule lentement lorsque la marée rose

 

Orchestrée par un ressac la pénètre

 

Elle ressasse alors des bribes de souvenirs

 

Des passages tristes de la bible

 

Et ce visage qu'elle ne peut oublier

 

Des papillons dans les yeux

 

Elle s'envole dans le vent avec eux

 

Elle a confiance en eux

 

Puis elle tombe

 

Chaque fois elle s'affale la bave aux lèvres

 

Aux commissures noircies

 

Nie nie sa vie toutes les nuits

 

Aux bras de milles hommes

 

Elle souille son âme

 

Car sa pureté lui a été dérobée.

 

Posté par L_utopiste à 09:40 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


01 mars 2009

Mon ti pays.

Parfois quand me prennent des envies de voyages,

Que mon cœur emprunte des couleurs musicales,

J'emplis alors mes mains de multiples bagages,

Et je retrouve lentement mon paradis natale,

Au son de ces quelques tam tam et kayamb,

Se dépose dans ma bouche plusieurs letchi sucré,

Ma tête s'emplit alors de souvenirs enivrant,

Je peut sentir là bas un de ces bons riz chauffés,

Dont l'odeur au réveil vous chatouille la narine.

 

Danyel Waro et Ousanousava viennent alors caresser mes oreilles,

Et m'emmènent à voir des contrées bleue marines,

Qui s'écrasent violemment au rocher de la caverne,

Pendant que je sens crépiter ma peau au soleil brulant,

Mes pensées me transporte encore plus lentement,

Où des dames magnifiques dansent le maloya,

Ma gorge semble agressée par ce vieux rhum charrette,

Et je danse moi aussi et parle plus qu'un patois,

Cette langue qui me berce et fait tourné  la tête,

Je suis complètement ivre le créole m'envahit.

 

L'oder' café i amen' a moin la ba mon péi,

Ici ou sa mi lé mi peu rien ke revé seulman,

Mi ve vit'men kit' péi la pli,

Créole ça mon sang !

 

Posté par Pot de chambre à 18:58 - Commentaires [1] - Permalien [#]

09 février 2009

Nina, Acte I : Nina se décompose.

Nina nie sa vie cette nuit

 

Son âme n'est plus

 

Son âme était pure

 

Sa pureté lui fut dérobée

 

Endimanchée comme elle l'était

 

Enrobée par une foi de midinette

 

Princesse en haillons

 

Reine trônant sur sa naïveté

 

Impératrice en toc tant que préservée

 

Mais sous ses airs de déesse

 

Et ses seins jamais rassasié d'espoir

 

Regardant le ciel en le défiant

 

Se cachait le vague à l'âme

 

Ces larmes effacées avec peine

 

A l'affut sans cesse d'un vagabond

 

Qui lui embrasserait le coeur

 

Et lui embraserait le corps

 

Alors un corps frêle fit irruption

 

Une éruption sans cendres pour Nina

 

Sa mine de rongeur et ses gestes gauches

 

Séduisirent la souveraine

 

Nue face à cet être rêche si proche d'elle

 

Lui n'y voyait qu'enfin une façon

 

De faire face aux facétieux

 

Qui le foudroyaient de phrases

 

Assassines sur son pucelage

 

Ainsi Nina ne resta amoureuse

 

Que le temps d'une pénétration

 

Précocement interrompue.

Posté par L_utopiste à 23:43 - - Commentaires [6] - Permalien [#]

18 novembre 2008

L'ennui

Porteur d'effluves aromatisées

Qui dansent à un rythme endiablé

Sur les notes d'un air lancinant

Avec des pas saccadés si lent

Qu'une auréole de langueur se crée

Autour de leurs hanches bien rondes

Ces courbes argentées excitantes

Qui forment leurs corps de fumée

Qui se consomment avec prudence

Puis sonnent leurs glas multiples

Elles s'écroulent se relèvent

Une dernière fois une dernière valse

Enfin seulement elles disparaissent

Effluves d'un sanglant bonheur

Images de ce sentiment leurre.

Posté par L_utopiste à 21:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 octobre 2008

Pure

Le rideau se lève :

Entre alors sur scène des monts

D'arcs-en-ciel et de démons

Tous vêtus d'un rouge flamboyant

Rappelant le feu qui les allument

Braises d'un soir

Feu de joie dans la nuit noire

Flamme d'émoi dans les yeux

Les armes sortent

Encore ensanglantées du dernier combat

Livré ici même, un jour

Éclipsé, déjà oublié

Guerriers sur le fil

Tandis que leur vies, leur âmes

Ne tiennent que sur ce fil

Funambule endimanché

Marié aux massues manuelles

L'ennemi jongle avec leur coeur

Cri de désespoir dans ces mains habiles

Habitées par le malin, roi du bitume

Seigneur dans les airs

Souverains des chats

Arrivée du troubadour

Contant exploits et chantant malheurs

Tous reprennent en choeur le refrain

Tous s'envolent en un mouvement de rein

Stop!

Posté par L_utopiste à 03:31 - Commentaires [2] - Permalien [#]

13 septembre 2008

Pensées d'un soir sans nom.

Il se lève et marche, nu, sous les cieux

Elle est allongée. Froide. Sale.

Son visage écorché reste silencieux.

Il s'en va loin, sous la lune pâle.

Ils ne se seraient dit aucun mots.

Seuls leur regard auraient suffit

A exprimer tout leurs maux.

Mais il n'en fut pas ainsi.

Vient on s'aimera, nuit et jour!

On tombera l'un dans l'autre!

On se mélangera au milieu

De la foule, libertins fidèles!

Je t'écrirais milles vers,

Chaque syllabe plus niaise encore!

J'emmiellerai mes paroles!

Je serait idiot pour toi

Tu seras la dernière!

Les vers arrivent l'un après l'autre.

Feue la belle devient feu de joie.

Une racine. Il trébuche, se vautre.

S'embourbe, telle sa foie.

Lâche parmi les fidèles. Il chante.

Blasphème. Joui. Se déchire dans le noir.

Sa robe de mariée mitée s'évente.

Son sexe déluré et pourri se fait voir.

Ta gueule! Ne hurle pas!

Tu le mérites! TU LE MERITES!

Ce couteau est ma verge et ton corps est ton sexe!

Trainée! Je t'aimais moi!

Mères ne laissaient point vos fils

Tomber comme lui dans ce vice.

Aimer les tueras. Gardez-les pour vous.

Tuez-les s'ils se déniaisent.

De grâce faites les prêtres ou bœufs.

Et étouffez donc vos filles dès la naissance.

Si il est un diable elles en sont la chair.

Posté par L_utopiste à 22:08 - Commentaires [2] - Permalien [#]

03 septembre 2008

Le bain de pieds de Mme Henriette Soleil.

Il y a une baignoire dans le nouveau Paris
Ils l'appellent la baignoire du soleil levant
Demeure d'Henriette la mignonne des vents
Sainte Patronne des oubliés de la Patrie.
Ce fut entre les tranchées que j'y fis séjour
La belle m'ayant vu minauder aux alentours
De son bordel hydrophile où se noie l'amour
Et où l'on nous sert la jouissance sur le velours
D'une peau satinée, usée mais encore assez ferme.
Les monts et merveilles entre-cachées plongent
Nos têtes bosselées et nos cœurs desséchés;
Seuls nos bouches restent sèches à jamais.
L'habitacle tremble sous les pas des milices
Seuls nous, fous, survivront à ces supplices.
Point de salut pour nos âmes rêches et lâches
Du moins par là-haut, car ici-bas nos sens tachent
Le corps d'une sirène émoussée, déesse de nos songes.
Nos idées noires s'envolent avec les bulles de savon
Tandis que nos sexes revivent le temps d'une passe.

Mères ne laissez point vos fils aller au combat
Ou vous les retrouverez perdu dans les bas
D'une aujourd'hui aussi expérimenté que vous
Dans le jeu de l'amour autant que dans ce lui de l'âge.
Et souvenez vous qu'en temps de guerre
Aucune patrie ne tient, seuls les lâches vieillissent.

Posté par L_utopiste à 23:47 - Commentaires [1] - Permalien [#]

01 août 2008

Come home

Le ciel est beau chez moi. Les étoiles, les arbres plus sombres que la nuit noire, comme si c'était un décors peint pour moi.
On ne parle pas de l'intérieur, mais de l'extérieur. A l'intérieur, il y a toujours quelque chose noir: plus noir que le ciel. Le substrat qui subsiste au changement.

Le changement. Tout change sans cesse, en mouvement, partout, comme un système perpétuellement ouvert. Un idéal jamais clos: un idéal enfin libérateur fait de stabilité dans la mouvance des choses.

Tout change comme vous, comme nous.

J'en arrive parfois à croire que je ne souffre plus sans vous.

Mais il y a toujours quelque chose noir. Le quelque chose noir du voleur qui essuie les taches de graisse de la gazinière pour mettre fin à la noirceur. Cruelle illusion.

Parfois, il y a des changements qui n'écartent pas le chemin parcouru: on reste le même dans le devenir. Même si l'autre change, ce qu'il était se colle à sa peau un peu comme un étiquette qui dit qu'il reste toujours quelque chose . Des retrouvailles pleines de joie de retrouver une petite lumière perdue jadis.

Et parfois le changement efface, amère et insidieusement, ce qui existait jadis.

D'où ce quelque chose noir.

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16 juillet 2008

Deux riens ma muse

C'est alors qu'au zénith je m'y suis retrouvé,
Cherchant de la musique, ma muse particulière,
Dans l'immense bibliothèque sur quelques étagères,
Mon refuge m'abrite de l'air vicié.

Et là dans leur petit paradis pavéique,
Dispersant la lyrique et toutes mélodies,
Comme la coupe de vin, comme l'eucharistie,
Ils dépeignent mon monde, l'art idéologique.

Ils découpent soigneusement de la pointe de leurs plumes,
Des morceaux multiples de quelques atmosphères,
Qu'ils tissent en nous de manière singulière,
Comme si se fut ainsi qu'il fallut que nous fûmes.

Ils finissent alors par un grand pied de nez,
Comme pour insinuer qu'ils sont inaccessibles,
Que roi tu ne seras mais plutôt imbécile,
C'est devant vous grands poètes que je dois m'incliner!

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11 juillet 2008

En moi- Jacques Roubaud

Chers lecteurs (bien que le pluriel n'a pas grand chose à évoquer)

J'avais, à cette heure tardive, l'envie de vous faire découvrir un poète peu connu. J'ai bien peur que cet adjectif demeure: en effet les visiteurs de ce blog se comptent sur une main. Jacques Roubaud est un écrivain qui a participé à L'OUvroir de LIttérature POtentielle avec Perec et Queneau. Dans ce magnifique recueil qu'est Quelque chose noir  , Roubaud construit un tombeau poètique pour sa femme morte, Alix Cléo. C'est de la poésie contemporaine à connaître d'urgence. Je n'en dis pas plus. A vous de voir.


                                               En moi

  Ta mort ne cesse de s'accomplir      de s'achever 

   
Pas   simplement  ta mort.    morte   tu l'es.    il n'y a pas à en dire.      et quoi? inutile

  Inutile l'irréel du passé       temps inqualifiable.

  Mais ta mort en moi progresse    lente    incomprehensiblement.

  Je me réveille toujours dans ta voix   ta main   ton odeur.

  Je dis toujours ton nom    ton nom en moi    comme si tu étais.

  Comme si la mort n'avait gelé que le bout de tes doigts n'avait jeté qu'une couche de silence sur nous     s'était arrêtée sur une porte.

  Moi derrière    incrédule.
  

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17 juin 2008

Autour de moi

Autour de moi des présences, des ombres

Figures, figues sèches brûlées par le hasard

L'Amour me pèse, nu, acharné contre les portes closes

Autour de moi des bras froids, chaleureux

Promettant le bonheur, aussitôt effacé par les voiles de l'ombre

Toi, qui sans le savoir, posais ta tête sur mon épaule

L'embruns de certitude dans le noir

Le souffle de vie rongé par le hasard

Avec un goût de bonheur quelque part.

Posté par Jouet du destin à 17:53 - Commentaires [2] - Permalien [#]