29 septembre 2009
Bob l'éponge bricoleuse !
Venez, venez mesdames et messieurs,
personnes de tous âges,
Dispersez vous prêt de moi et écouter
le voyage,
Venez, oyez, braves gens vous ne serez
déçu,
Que je vous conte l'histoire d'un
artiste peu reconnu.
C'était un homme, non plutôt une
femme,
Disons un nain ! asexué évidemment,
Afin d'éviter tout scandale et tout
blâme !
On dira qu'il se baladait gaiement,
Pour les aficionados des débuts
heureux,
Il aperçut alors en haut d'une cime
d'arbre,
Un fruit magnifique d'un vert des plus
pulpeux,
Mais il fit pale mine car le fruit bien
trop haut était inabordable.
On peut dire d'un fruit qu'il est
pulpeux,
Au même cas d'une femme qui peut
l'être aussi,
On peut également dire : « tiens
ce fruit est délicieux ! »,
Oui je vous l'assure cela se dit !
Bref, il fit alors fi de sa taille
petite,
Emprunta une échelle à Bob le nain de
jardin,
Grimpa aussi haut qu'il pu au dessus
des marguerite,
Et c'est alors qu'il touchait au but,
qu'il entendit quelqu'un :
« Je suis Timmy le rat
unijambiste et ce fruit tu ne touchera,
Retourne à ton jardin !
Cette branche est mon domaine et j'en
suis le roi,
Va t'en petit sot de nain ! »
Le nain rétorqua donc sans emportement
:
« Sot je ne suis pas je le
prouve à l'instant ! »
Il retire son lacet, en fait une
tapette à rat,
Et envoie valser l'autre dans un
profond coma.
La suite vous la connaissez,
Notre nain favori se maria à Bob le
nain de jardin,
Et comme ensemble ils ne pu faire de
bébé,
Ils adoptèrent un soldat de plomb
qu'ils nommèrent Timmy, en mémoire à la mère de Bob...
Je pense que si tout le monde faisait comme moi on prendrait plus en considérations les rats de petites tailles de jardin, les nain unijambiste, les échelles pulpeuses, et les femmes inabordables.
N'oubliez pas de vous lavez les mains après avoir lu ça je vous rappel que le sida colo-réctale court toujours, il parcourt en ce moment la muraille de chine et va battre un record de course restez informé !!
Je peux encore écrire ce que je veux de toute façon plus personne ne nous lit !
26 septembre 2009
Le joueur d'échec et le vieu tourne-disque.
C'est l'histoire intrigante d'un grand
joueur d'échec,
Qui jouait ses coups au son de la
musique,
Ne pouvant réussir à crier maths et
échec,
Sans fredonner les notes de son vieux
tourne-disque.
Il était une espèce comme on n'en
croise pas beaucoup,
Un pas de danse, une pirouette tout en
bougeant un pion,
Il fallait le voir réussir avec
minutie chaque coup,
Poussant la foule à la frénésie et à
l'acclamation.
Mais un jour où, une pirouette de
trop,
Il arrêta son fou mais pas sa course
folle,
Il mis a sac l'échiquier, la foule
alors dans un grand : "AH !" et "OH !",
Constatait le tourne-disque arrêté
par le sol.
Le joueur d'échec perdu alors tout
intérêt,
Enchainant les défaites et les coups
dans le nez,
Toujours avec près de lui son
tourne-disque cassé,
Comme pour lui rappelé les gloires du
passé.
02 septembre 2009
Seuls
Nous sommes toujours seuls.
Le matin, au petit déjeuner, il n'y a pas un bruit, excepté le bruissement des oiseaux dans les arbres. Seul le bruit de la mastication semble réellement humain.
Nous sommes seuls dans le devenir. Sur un rocher au milieu d'un fleuve, nous contemplons le Léthée en plein soleil. Des ombres s'agitant au fond de l'eau, les mains qui se précipitent pour saisir des souvenirs qui sont déjà partis.
Dans toute cette histoire, il n'y a qu'un personnage constant. Il est seul à vouloir récupérer les âmes qui se sentent aussi seules.
"Dans ses bras, sortir, revenir, sans avoir peur de l'avenir"
La tête dans la rivière, on entend quelqu'un rire.
Mélancolie? Mais non! La vie continue, toujours plus prenante, toujours plus passionnante.
"J'ai souffert sans vous, mais maintenant je m'envole emporté par le courant: libre comme la pierre au fond de l'eau, qui voit le ciel bleu d'opale, et la vie aussi verte que le cristal."
La tête entre ses jambes, l'autre m'a plongé dans l'infini du ciel bleu, avec un petit rire "chatouillé" qui se traduit dans toutes les langues. Son corps est immense. Il est chaud et croquant comme le pain. Les miches montent et descendent. Elles se transforment, créent des personnages divers, attendant qu'une ultime se forme, puis se fige, pour nous donner un peu de stabilité dans "la mouvance des choses".
On a tous rêvé de la bonne dernière miche de pain frais, que l'on porte à la bouche.
Cette miche aussi, j'en met ma main à couper, qu'elle dira:
"Même à tes côtés, je me sens seule"
Mais elle se laissera "croquer à pleine dent"
Et ensemble, on se jetera dans la rivière
Comme si de rien n'était.
21 avril 2009
Nina, Acte II : Nina se repose.
Et c'est depuis qu'elle se morfond
Songeant ci d'un puits sans fond
Et là d'un paradis isolé du monde
Nina est maintenant héroïne
Son visage se reflète dans la cuillère
Avant que la poudre s'y dépose délicatement
Tel le premier flocon de l'hiver
Puis s'ébouillantant Nina reste calmement
Assise devant ce spectacle mais impatiente
Elle aime assister au mélange de fluides
Elle jouit en voyant enfin son sang sortir
Puis s'écroule lentement lorsque la marée rose
Orchestrée par un ressac la pénètre
Elle ressasse alors des bribes de souvenirs
Des passages tristes de la bible
Et ce visage qu'elle ne peut oublier
Des papillons dans les yeux
Elle s'envole dans le vent avec eux
Elle a confiance en eux
Puis elle tombe
Chaque fois elle s'affale la bave aux lèvres
Aux commissures noircies
Nie nie sa vie toutes les nuits
Aux bras de milles hommes
Elle souille son âme
Car sa pureté lui a été dérobée.
01 mars 2009
Mon ti pays.
Parfois quand me prennent des envies de voyages,
Que mon cœur emprunte des couleurs musicales,
J'emplis alors mes mains de multiples bagages,
Et je retrouve lentement mon paradis natale,
Au son de ces quelques tam tam et kayamb,
Se dépose dans ma bouche plusieurs letchi sucré,
Ma tête s'emplit alors de souvenirs enivrant,
Je peut sentir là bas un de ces bons riz chauffés,
Dont l'odeur au réveil vous chatouille la narine.
Danyel Waro et Ousanousava viennent alors caresser mes oreilles,
Et m'emmènent à voir des contrées bleue marines,
Qui s'écrasent violemment au rocher de la caverne,
Pendant que je sens crépiter ma peau au soleil brulant,
Mes pensées me transporte encore plus lentement,
Où des dames magnifiques dansent le maloya,
Ma gorge semble agressée par ce vieux rhum charrette,
Et je danse moi aussi et parle plus qu'un patois,
Cette langue qui me berce et fait tourné la tête,
Je suis complètement ivre le créole m'envahit.
L'oder' café i amen' a moin la ba mon péi,
Ici ou sa mi lé mi peu rien ke revé seulman,
Mi ve vit'men kit' péi la pli,
Créole ça mon sang !
09 février 2009
Nina, Acte I : Nina se décompose.
Nina nie sa vie cette nuit
Son âme n'est plus
Son âme était pure
Sa pureté lui fut dérobée
Endimanchée comme elle l'était
Enrobée par une foi de midinette
Princesse en haillons
Reine trônant sur sa naïveté
Impératrice en toc tant que préservée
Mais sous ses airs de déesse
Et ses seins jamais rassasié d'espoir
Regardant le ciel en le défiant
Se cachait le vague à l'âme
Ces larmes effacées avec peine
A l'affut sans cesse d'un vagabond
Qui lui embrasserait le coeur
Et lui embraserait le corps
Alors un corps frêle fit irruption
Une éruption sans cendres pour Nina
Sa mine de rongeur et ses gestes gauches
Séduisirent la souveraine
Nue face à cet être rêche si proche d'elle
Lui n'y voyait qu'enfin une façon
De faire face aux facétieux
Qui le foudroyaient de phrases
Assassines sur son pucelage
Ainsi Nina ne resta amoureuse
Que le temps d'une pénétration
Précocement interrompue.
18 novembre 2008
L'ennui
Porteur d'effluves aromatisées
Qui dansent à un rythme endiablé
Sur les notes d'un air lancinant
Avec des pas saccadés si lent
Qu'une auréole de langueur se crée
Autour de leurs hanches bien rondes
Ces courbes argentées excitantes
Qui forment leurs corps de fumée
Qui se consomment avec prudence
Puis sonnent leurs glas multiples
Elles s'écroulent se relèvent
Une dernière fois une dernière valse
Enfin seulement elles disparaissent
Effluves d'un sanglant bonheur
Images de ce sentiment leurre.
02 octobre 2008
Pure
Le rideau se lève :
Entre alors sur scène des monts
D'arcs-en-ciel et de démons
Tous vêtus d'un rouge flamboyant
Rappelant le feu qui les allument
Braises d'un soir
Feu de joie dans la nuit noire
Flamme d'émoi dans les yeux
Les armes sortent
Encore ensanglantées du dernier combat
Livré ici même, un jour
Éclipsé, déjà oublié
Guerriers sur le fil
Tandis que leur vies, leur âmes
Ne tiennent que sur ce fil
Funambule endimanché
Marié aux massues manuelles
L'ennemi jongle avec leur coeur
Cri de désespoir dans ces mains habiles
Habitées par le malin, roi du bitume
Seigneur dans les airs
Souverains des chats
Arrivée du troubadour
Contant exploits et chantant malheurs
Tous reprennent en choeur le refrain
Tous s'envolent en un mouvement de rein
Stop!
13 septembre 2008
Pensées d'un soir sans nom.
Il se lève et marche, nu, sous les cieux
Elle est allongée. Froide. Sale.
Son visage écorché reste silencieux.
Il s'en va loin, sous la lune pâle.
Ils ne se seraient dit aucun mots.
Seuls leur regard auraient suffit
A exprimer tout leurs maux.
Mais il n'en fut pas ainsi.
Vient on s'aimera, nuit et jour!
On tombera l'un dans l'autre!
On se mélangera au milieu
De la foule, libertins fidèles!
Je t'écrirais milles vers,
Chaque syllabe plus niaise encore!
J'emmiellerai mes paroles!
Je serait idiot pour toi
Tu seras la dernière!
Les vers arrivent l'un après l'autre.
Feue la belle devient feu de joie.
Une racine. Il trébuche, se vautre.
S'embourbe, telle sa foie.
Lâche parmi les fidèles. Il chante.
Blasphème. Joui. Se déchire dans le noir.
Sa robe de mariée mitée s'évente.
Son sexe déluré et pourri se fait voir.
Ta gueule! Ne hurle pas!
Tu le mérites! TU LE MERITES!
Ce couteau est ma verge et ton corps est ton sexe!
Trainée! Je t'aimais moi!
Mères ne laissaient point vos fils
Tomber comme lui dans ce vice.
Aimer les tueras. Gardez-les pour vous.
Tuez-les s'ils se déniaisent.
De grâce faites les prêtres ou bœufs.
Et étouffez donc vos filles dès la naissance.
Si il est un diable elles en sont la chair.
03 septembre 2008
Le bain de pieds de Mme Henriette Soleil.
Il y a une baignoire dans le nouveau Paris
Ils l'appellent la baignoire du soleil levant
Demeure d'Henriette la mignonne des vents
Sainte Patronne des oubliés de la Patrie.
Ce fut entre les tranchées que j'y fis séjour
La belle m'ayant vu minauder aux alentours
De son bordel hydrophile où se noie l'amour
Et où l'on nous sert la jouissance sur le velours
D'une peau satinée, usée mais encore assez ferme.
Les monts et merveilles entre-cachées plongent
Nos têtes bosselées et nos cœurs desséchés;
Seuls nos bouches restent sèches à jamais.
L'habitacle tremble sous les pas des milices
Seuls nous, fous, survivront à ces supplices.
Point de salut pour nos âmes rêches et lâches
Du moins par là-haut, car ici-bas nos sens tachent
Le corps d'une sirène émoussée, déesse de nos songes.
Nos idées noires s'envolent avec les bulles de savon
Tandis que nos sexes revivent le temps d'une passe.
Mères ne laissez point vos fils aller au combat
Ou vous les retrouverez perdu dans les bas
D'une aujourd'hui aussi expérimenté que vous
Dans le jeu de l'amour autant que dans ce lui de l'âge.
Et souvenez vous qu'en temps de guerre
Aucune patrie ne tient, seuls les lâches vieillissent.
01 août 2008
Come home
Le ciel est beau chez moi. Les étoiles, les arbres plus sombres que la nuit noire, comme si c'était un décors peint pour moi.
On ne parle pas de l'intérieur, mais de l'extérieur. A l'intérieur, il y a toujours quelque chose noir: plus noir que le ciel. Le substrat qui subsiste au changement.
Le changement. Tout change sans cesse, en mouvement, partout, comme un système perpétuellement ouvert. Un idéal jamais clos: un idéal enfin libérateur fait de stabilité dans la mouvance des choses.
Tout change comme vous, comme nous.
J'en arrive parfois à croire que je ne souffre plus sans vous.
Mais il y a toujours quelque chose noir. Le quelque chose noir du voleur qui essuie les taches de graisse de la gazinière pour mettre fin à la noirceur. Cruelle illusion.
Parfois, il y a des changements qui n'écartent pas le chemin parcouru: on reste le même dans le devenir. Même si l'autre change, ce qu'il était se colle à sa peau un peu comme un étiquette qui dit qu'il reste toujours quelque chose . Des retrouvailles pleines de joie de retrouver une petite lumière perdue jadis.
Et parfois le changement efface, amère et insidieusement, ce qui existait jadis.
D'où ce quelque chose noir.
16 juillet 2008
Deux riens ma muse
C'est alors qu'au zénith je m'y suis retrouvé,
Cherchant de la musique, ma muse particulière,
Dans l'immense bibliothèque sur quelques étagères,
Mon refuge m'abrite de l'air vicié.
Et là dans leur petit paradis pavéique,
Dispersant la lyrique et toutes mélodies,
Comme la coupe de vin, comme l'eucharistie,
Ils dépeignent mon monde, l'art idéologique.
Ils découpent soigneusement de la pointe de leurs plumes,
Des morceaux multiples de quelques atmosphères,
Qu'ils tissent en nous de manière singulière,
Comme si se fut ainsi qu'il fallut que nous fûmes.
Ils finissent alors par un grand pied de nez,
Comme pour insinuer qu'ils sont inaccessibles,
Que roi tu ne seras mais plutôt imbécile,
C'est devant vous grands poètes que je dois m'incliner!
11 juillet 2008
En moi- Jacques Roubaud
Chers lecteurs (bien que le pluriel n'a pas grand chose à évoquer)
J'avais, à cette heure tardive, l'envie de vous faire découvrir un poète peu connu. J'ai bien peur que cet adjectif demeure: en effet les visiteurs de ce blog se comptent sur une main. Jacques Roubaud est un écrivain qui a participé à L'OUvroir de LIttérature POtentielle avec Perec et Queneau. Dans ce magnifique recueil qu'est Quelque chose noir , Roubaud construit un tombeau poètique pour sa femme morte, Alix Cléo. C'est de la poésie contemporaine à connaître d'urgence. Je n'en dis pas plus. A vous de voir.
En moi
Ta mort ne cesse de s'accomplir de s'achever
Pas simplement ta mort. morte tu l'es. il n'y a pas à en dire. et quoi? inutile
Inutile l'irréel du passé temps inqualifiable.
Mais ta mort en moi progresse lente incomprehensiblement.
Je me réveille toujours dans ta voix ta main ton odeur.
Je dis toujours ton nom ton nom en moi comme si tu étais.
Comme si la mort n'avait gelé que le bout de tes doigts n'avait jeté qu'une couche de silence sur nous s'était arrêtée sur une porte.
Moi derrière incrédule.
17 juin 2008
Autour de moi
Autour de moi des présences, des ombres
Figures, figues sèches brûlées par le hasard
L'Amour me pèse, nu, acharné contre les portes closes
Autour de moi des bras froids, chaleureux
Promettant le bonheur, aussitôt effacé par les voiles de l'ombre
Toi, qui sans le savoir, posais ta tête sur mon épaule
L'embruns de certitude dans le noir
Le souffle de vie rongé par le hasard
Avec un goût de bonheur quelque part.
08 mars 2008
Le chanteur à texte.
Je trempe ma plume dans le miel
Pour vous narrer des histoires
Toutes droits sorties du ciel
De mes pensées pleines d'espoir.
Je trempe ma plume dans une eau
Une eau de rose et de jouvance
Arrosée d'un lyrisme d'enfance
Et d'un sourire de femme si beau.
Je trempe ma plume dans le vinaigre
Mais un vinaigre doux, pas trop amer
Juste assez pour choquer mégères
Et fillettes boutonneuses et maigres.
Je trempe ma plume dans le sang politique
Afin d'en sortir un texte rouge gris
Emprunt d'un ton analgésique
Pour faire oublier les misères et les cris.
Je suis un jeune chanteur à textes
Qui gratte quatres accord sur une guitare
Et qui milite pour une royauté anar
Toute pleine d'amour et de sexe.
Je m'appelle Bénabar, Cali, Renan Luce, Tété, Benjamin Biolay, Raphaël, Miossec, Carla Sarkozy, Vincent Delerm, Alexis HK, Mickael Furnon, Olivia Ruiz, Jeanne Cherhal, Da Silva, Anis, Pauline Croze, etc.